exposition "Contre nature"
Lieu Commun, Toulouse, 2012


"La terrasse" aquarelle et acrylique, Lieu Commun, 2012



«Grand Antique: macchia aperta»
est une installation dans une black box composée d’un cône posé au sol et d’un wall painting représentant du marbre à livre ouvert, c'est le Grand Antique, entre froideur minérale et test de rorschach.
Le cône volcanique posé face à cette peinture sont liés par un rapport de cause à effet. Un éclairage de type discothèque (effet GIF/ RGB) et une bande son «Ballad laser» viennent animer ces éléments en leur donnant une touche de mystère et de film d'épouvante.
Dans ce paysage, j’invite le spectateur à une meditation sans nostalgie. Ce dialogue entre le cône stalagmite et la peinture murale s'installe, comme un duel final, l'image du big Boss.
On peut penser par le yeux, l'alchimie de l'optique.
Tenter d'adapter le diaphragme à l'imagination, la lutte de la free party contre le funérarium.


"Grand Antique" peinture acrylique, 1,50mx1,30m, 2012



"Bob" peinture acrylique, 1,50mx1,30m, 2012
"Hot rod" grillage, plâtre et acrylique, 2012



Une exposition comme une fabrique de fables où s’opèrent dans la pénombre les croisements les plus incongrus d’où naissent dans le même temps angoisses et espoirs. Une exposition comme une promesse, juste un mensonge… Une exposition où le fantastique est acculé dans l’impasse de ses propres fantasmes. Une exposition comme une tentative de deuil de l’enfance adorée. Une exposition qui en ces temps confus joue un pied de nez salutaire à l’ésotérisme malsain qui reprend de tous côtés du poil de la bête. A terre les dérives sectaires et leurs prêches mielleux, il est temps de sonder les résurgences de l’animisme ancestral qui réanime les relations profondes de l’humain à son berceau naturel. Appartenance qui n’a rien du choc entre molécules incompatibles mais qui ressemble plus à l’étreinte amoureuse de deux corps étrangers bien heureux d’enfin se retrouver. Depuis les mythologies et leurs bestiaires bigarrés jusqu’aux jeux multiples de laborantins olibrius réinterprétant l’histoire de l’art, Contre Nature est une exposition tentative où les associations se font sans évidence et l’obligation de résultat s’évapore en route des éprouvettes fêlées du laboratoire Lieu-Commun. L’hybride est envisagé dans un double entendement, le plus évident étant l’hypothèse naturelle, organique où s’entrechoquent parfois les rapports complexes entre nature et culture avec les oeuvres de Thomas Grünfeld, Virginie Barré et Frédéric Sallaz mais aussi dans le champ plus spécifique des métissages culturels avec les travaux de Siobhán Hapaska, Présence Panchounette, Sylvio Marchand et Marianne Plo. M.Pomar